Ithaque: Les Exilés de l’Atome

Reportage co-réalisé avec Laurent Geslin et Niels Ackermann, publié sur Ithaque, le 26/04/2016

A Vilcha, petite localité proche de Kharkiv, la population majoritairement formée par des déportés de la zone de Tchernobyl, s’apprête à commémorier les 30 ans de la catastrophe dans une atmosphère pour le moin morose. Les reporters Sebastien Gobert Laurent Geslin et Niels Ackerman sont allés à la rencontre de ces exilés de l’atome et publient sur ITHAQUE une longue version de leur récit.

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L’accueil chaleureux de Tetyana Sementchouk. Niels Ackermann/Lundi 13

Malmenée par les secousses, la voiture traverse la forêt sur une route faite de plaques de béton mal alignées. A chaque soubresaut, Niels pousse un râle énervé: sa voiture, fraîchement sortie d’un concessionnaire de Suisse romande, en prend en coup. A l’entrée du village, au-delà des champs de terre noire, des maisons de briques retranchées dans des petites parcelles de jardins individuels forment une ligne qui semble sans fin. Malgré cette ambiance typique de la campagne ukrainienne, on devine vite que Vilcha n’est pas un village comme les autres. Ici, on ne trouvera aucune de ces maisons de bois, si caractéristiques de la plaine céréalière ukrainienne. Ce qui attire l’oeil, ce sont ces pavillons, tous identiques, qui semblent avoir poussé comme des champignons. Plan de construction à l’octogone, lignes droites et une passante sympathique qui confirme le chemin: la route cabossée que nous empruntons mène bien au bâtiment décrépi de l’administration locale où nous avons rendez-vous. Devant la porte principale, un monument en forme de cloche a été érigé. Sur la pierre, une date symbolique: celle du 26 avril 1986, le jour fatidique de l’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl.

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Plus de 700 kilomètres séparent Vilcha 1 et Vilcha 2. Source: Ithaque

Au moins, nous ne nous sommes pas trompés de village. Nous sortons de la voiture. Niels a son appareil photo en bandoulière, Laurent, son enregistreur, et moi, mon carnet de notes. “Vilcha, c’est un endroit particulier, construit par, pour et avec des évacués d’un village anciennement appelé Vilcha, dans la zone interdite de Tchernobyl”, que l’on m’avait dit à Kharkiv, la grande ville du nord-est du pays, à 60 kilomètres d’ici. L’occasion idéale de réaliser un reportage sur Tchernobyl à plus de 700 kilomètres de la zone, loin de la foule de journalistes internationaux dépêchés à la centrale pour y “couvrir” les 30 ans de la catastrophe nucléaire. A l’accueil chaleureux des habitants, nous savons déjà que nous ne regretterons pas le déplacement.

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Bienvenus dans un “Village Unique”

«Vilcha, c’est un village unique”, confirme d’emblée Tetyana Sementchouk. “Il a été construit pour les victimes de Tchernobyl. Tout le monde vient de la zone. Ici ne vivent que des invalides, des gens qui ont été évacués, des liquidateurs, ceux qui ont été dépêchés à la centrale pour contenir la contamination…» Tetyana Sementchouk, le visage encadré par sa coiffure blonde, est la responsable de l’Association “La Mémoire de Tchernobyl”, très impliquée dans la vie du village. Il y a exactement 30 ans, elle avait 22 ans, et était enceinte de sa première fille. Elle était une insouciante habitante de Prypiat, une des “villes de l’atome” soviétiques, construite en 1970 pour héberger le personnel de la centrale voisine. «Le 26 avril, c’était un beau jour de printemps, comme ceux qui avaient précédé. Nous avions de la famille de Biélorussie qui était venue nous rendre visite. Personne ne se doutait de rien». Aucune alerte n’avait été lancée par les autorités. Seuls les résidents d’immeubles en hauteur avaient pu remarquer que de la fumée montait de la centrale.

«Le premier signe que quelque chose d’anormal se passait, c’était l’asphalte, qui était comme humide, recouvert d’une couche d’une substance non-identi- fiable…» Le malaise s’installe quand Tetyana Sementchouk se rend à la gare ferroviaire, pour y prendre son bus. «Les gens attendaient, pour rien: il n’y avait pas de bus, il n’était possible de se rendre nulle part». Elle apprendra par la suite que tous les véhicules disponibles ont été réquisitionnés pour aider à la lutte contre le feu qui s’est déclaré à la centrale. L’énervement d’être en retard au travail se transforme alors en anxiété puis en panique. Les gens commencent à errer en ville, désemparés, à la recherche de réponses. La suite appartient à l’histoire: des douzaines de personnes tombent malades dans les heures qui suivent, et les autorités procèdent à l’évacuation de l’ensemble des habitants le 27 avril. En quelques heures, ce sont 53’000 personnes qui sont transportées vers des villages à l’écart de la zone.

«Ils nous avaient dit que cela ne durerait pas plus de trois jours. Les gens n’avaient pris que le strict minimum. Nous avons tout laissé derrière…», se rappelle Tetyana Sementchouk, la voix chargée d’émotion. Après avoir réalisé qu’elle ne rentrerait jamais chez elle, la jeune femme passe quelques temps en Biélorussie, avant d’être relogée à Vilcha, petit village dans l’oblast (région) de Kiev. Le “Vieux Vilcha”, appelle-t-on cette bourgade maintenant… A quelques 40 kilomètres de la centrale, la localité n’a pas été placé dans la “Zone d’Exclusion” avant 1993. Les autorités soviétiques avaient néanmoins compris très tôt que le village n’était plus habitable: les plans de construction d’un “Nouveau Vilcha”, dans l’oblast de Kharkiv, à plus de 700 kilomètres de là, sont établis dès 1988.

Lire le reste du reportage ici (accès libre)

Pré-sélection au Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre

Heureux, fier, et surpris (!) d’être pré-sélectionné pour la 22ème édition du Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre!!

http://www.prixbayeux.org

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En catégorie radio, c’est un reportage sur des femmes ukrainiennes apprenant à se servir d’armes à feu qui a retenu l’attention du jury. Un reportage réalisé en partenariat avec Niels Ackermann; et diffusé dans l’émission Accents d’Europe – RFI.

Ecouter le reportage ici

Un groupe de jeunes filles assiste à la présentation de différentes armes à feu, fin mars 2014.
Un groupe de jeunes filles assiste à la présentation de différentes armes à feu, fin mars 2014.

J’en suis d’autant plus content que ce n’est pas un reportage de guerre, mais bien sur le climat de guerre qui s’est durablement installé en Ukraine, ses conséquences familiales, sociales et psychologiques. La légitimation de la violence dans un pays autrefois si pacifique…

Une pensée toute particulière à Екатерина ВолнухинаIrena MorsellaElena Morozova, Татьяна Татьяна Андреевна & leurs familles!

Et merci à Omega Consulting Group and Specialized Training Center Octagon pour avoir rendu le reportage possible.

(Pour le reste, réponse en octobre!)

La Tribune de Genève: Niels Ackermann: «Il y a une réelle demande pour des histoires positives»

Article publié dans La Tribune de Genève, le 31/05/2015

Le Genevois Niels Ackermann veut montrer une autre image de l’Ukraine que la guerre ou Tchernobyl.

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«Il s’agit de montrer l’Ukraine sous un nouveau jour. C’est un pays aux multiples opportunités, où il se passe de belles choses.» Et pour ce faire, quoi de plus parlant pour le photographe genevois Niels Ackermann que la ville de Slavoutitch, au nord du pays.

Née de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, afin de loger des milliers de travailleurs mobilisés pour la protection du site ravagé, Slavoutitch est la ville la plus jeune d’Ukraine.

10’000 francs en dix jours

A 28 ans, Niels Ackermann voit son rêve devenir réalité. A travers une campagne de crowdfunding sur la plate-forme We Make It, il a rencontré pour son projet de livre sur la jeunesse de Slavoutitch un soutien inattendu. Alors qu’il s’était fixé comme objectif de récolter 6’000 francs en quarante-cinq jours, il a dépassé les 10’000 francs en une dizaine de jours. Un record, à ne pas en douter.

«Pour les médias comme pour le public, la vision de l’Ukraine est assez formatée, commente-t-il. Le pays est compris à travers des sujets sur la guerre, la révolution ou la corruption. Mais ce dont je me rends compte, c’est qu’il y a aussi une réelle demande pour des histoires positives, qui donnent de l’espoir.»

L’Ukraine, Niels Ackermann l’a découverte en 2009, lors d’un voyage vers l’est. Le Donbass, déjà en déliquescence économique, était alors en paix. «J’y ai découvert des gens incroyablement accueillants, et je me suis intéressé à ce pays si particulier, si attachant.»

Ioulia, l’héroïne

Le photographe entretient cet intérêt grâce à des voyages réguliers. En 2012, c’est le coup de foudre à Slavoutitch. Avec ses habitants, leur dynamisme, leur joie de vivre, leurs soirées riantes et alcoolisées. Avec la jeune Ioulia aussi, ses rêves et ses espoirs. De quoi multiplier les visites au cours des trois dernières années, et d’en tirer plus de 22’000 photos.

«Pendant très longtemps, je n’en ai parlé à personne. La ville était inconnue du grand public, je voulais protéger «ma» découverte. Je me suis lié d’amitié avec beaucoup de personnes à Slavoutitch, qui m’ont accueilli chez elles, m’ont offert un accès au cœur de leur intimité.»

Ioulia s’impose vite comme l’héroïne de son travail photographique. La jeune femme lui donne carte blanche, à une exception près: ne pas la photographier en train de fumer une cigarette. «J’ai vécu des moments magiques», confesse Niels Ackermann.

«Mais plus j’y allais, plus je faisais de photos, et moins j’arrivais à croire que cela pouvait intéresser qui que ce soit. Pour caricaturer; il n’y avait pas de sang, pas de viols, pas de détresse humaine: je ne voyais pas qui pouvait les publier… J’ai continué de toutes les manières, pour mon propre plaisir.»

En 2013, le Genevois remporte le prix Globe-Trotter World Photo. C’est à ce moment-là qu’il se convainc d’un intérêt médiatique pour l’Ukraine, et de la pertinence de publier son travail sur Slavoutitch. «L’idée d’un livre est venue assez rapidement, afin de pouvoir publier le plus de photos possibles et développer un produit de qualité.»

Un soutien important

Avec toujours cette question: qui va soutenir un tel projet? «Le succès de la campagne de crowdfunding, ce n’est pas qu’une question d’argent. Elle a suscité un intérêt tel que je ne connais pas la moitié des personnes qui m’ont soutenu. Des professionnels du monde du livre, des graphistes et d’autres encore se proposent de m’aider dans l’édition de l’ouvrage. Je suis impressionné que tant de personnes souhaitent s’engager dans l’aventure.»

Parmi ces soutiens, Ioulia, plus enthousiaste que jamais. «Elle ne retire rien de matériel de ce projet, précise Niels Ackermann. Elle m’explique qu’il est devenu une part d’elle-même. Elle a beaucoup ri, et aussi pleuré, quand elle a découvert la sélection des photos de ces trois dernières années. La jeune femme de 2012 a beaucoup changé. Elle s’est mariée, elle est devenue adulte.»

Réparer les erreurs de leurs parents

C’est son histoire et celles de ses amis que ce livre veut raconter, à l’occasion des 30 ans de l’explosion du réacteur No 4 de Tchernobyl. «On ne peut plus montrer les photos de la catastrophe ou de Pripiat abandonné. Le monde entier les a vus, et il a compris. Il faut passer à autre chose parce que la vie a repris ses droits dans la zone et à Slavoutitch. Ces jeunes sont en train de réparer les erreurs de leurs parents et de construire un avenir meilleur pour leur pays. C’est cela que je veux montrer.»

Ce n’est pas la seule chose que Niels Ackermann entend montrer. Amoureux de l’Ukraine, installé à Kiev depuis peu, porté par le succès de ce projet, le photographe déborde d’idées.

«Depuis la Révolution de la dignité, malgré la guerre, l’Ukraine est une pépinière de talents, de jeunes bourrés d’énergie et d’ambition. J’ai envie de travailler avec ces gens, et d’accompagner leurs efforts pour créer une nouvelle Ukraine.»

Le Genevois ne se fait évidemment pas d’illusions: «Les défis sont nombreux. En premier lieu, le plus gros problème pour un Suisse est le manque de ponctualité des Ukrainiens. La corruption ou l’immobilisme bureaucratique sont autant de problèmes à gérer. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, ces difficultés que le pays vit, cela renforce mon envie d’y habiter, et d’y travailler.»

Back this Project! – « Chernobyl’s children grew up »

This is the promotion of a « We Make It » crowd funding project by Swiss photographer Niels Ackermann.
Chernobyl disaster gave birth to Ukraine’s youngest city: Slavutych. Discover this city’s youth turning into adults. An adventure filled with love, vodka and optimism.
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Screen Shot on 15/05/2015

«Welcome to the city of teenagers!»

Let’s discover a different story about Ukraine and about Chernobyl! Let me show you the youth of Slavutych, Ukraine’s youngest city: the town built by Soviet authorities after the nuclear disaster to keep a workforce close to the power plant.

In this city lost in the middle of a forest I met Yulia and her friends. During the three years of my project, they allowed me to photograph very intimately their transformation from teenagers into adults. The unexpected children of the disaster are now building their future in country torn by war and economic crisis, but at the same time filled with opportunities.

Next year the world will commemorate the 30th anniversary of the worst nuclear accident it ever saw. Media will offer the usual stories of death, cancer and desolation.

With this project we can tell another story: instead of looking in the past with anxiety, focusing on the power of young generation.

Learn more and support the project here! 

La Libre Belgique: Ces Ukrainiennes formées au combat

Reportage publié dans La Libre Belgique, le 10/05/2015. Avec des photos de Niels Ackermann

Un groupe de jeunes filles assiste à la présentation de différentes armes à feu, fin mars 2014.
Un groupe de jeunes filles assiste à la présentation de différentes armes à feu, fin mars 2014. Photo: Niels Ackermann

C’est grisant. Je voudrais vraiment le refaire plus souvent. Je veux apprendre à me défendre, à défendre mes proches. Cela me semble être une bonne manière de commencer. Et puis, utiliser des armes comme celles-là, ça donne le frisson ! ». Après avoir réajusté son élégante coiffure, Tetiana Vokova s’abrite du vent pour allumer une cigarette fine. Au loin retentit une détonation. Une de ses amies vient de s’essayer au Remington 700, un fusil de précision. « Moi, je suis une fille plutôt classique. Le M4 est très bien. Mais mon préféré, c’est la Kalachnikov AK-47… »

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Par une fraîche journée de printemps, en banlieue de Tchernihiv, au nord de l’Ukraine, Tetiana Vokova et quatre de ses amies suivent une initiation à l’utilisation d’armes à feu, offerte par le groupe de consulting Omega. Sous le regard de braise d’un ours menaçant (le logo de la société), un homme en treillis militaire, à la carrure imposante, présente différentes armes avec une patience d’ange.

Lire le reste du reportage ici (accès abonnés)

Le Monde Diplomatique: Where the Future is Still Nuclear

Article published in Le Monde Diplomatique – English, issue of September 2013

Report co-conducted with Hélène Bienvenu. The article was first published in French in Le Monde Diplomatique – Français, issue of July 2013.
ete-2-ajTemelín nuclear power plant, Czech Republic. Photo: CEZ
Four former eastern bloc countries have not only not given up on nuclear power: they are expanding their generating capacity to become more energy independent, in the hope of exporting electricity to Germany.

“The nuclear power station is the best thing that has ever happened to us,” said János Hajdú, the mayor of Paks. This Hungarian town on the Danube has an atom symbol in silver on its flag, which hung behind his desk. “Paks is quite small,” he said. “We have a population of about 19,500 but wages are (…)

Read the article here (access on demand)

Le Monde Diplomatique: Naissance d’un bloc de l’atome en Europe de l’Est

Reportage co-réalisé avec Hélène Bienvenu, publié dans Le Monde Diplomatique, édition de juillet 2013

Alors que l’Allemagne conduit à marche forcée son programme de sortie du nucléaire, ses voisins de l’Est relancent la construction de réacteurs. Pour la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, il s’agit de conquérir leur indépendance énergétique par rapport au gaz russe. Mais Moscou vendrait volontiers des centrales à ses anciens satellites…

Moustache soignée, regard fixe, M. János Hajdú affiche une satisfaction sincère. « La centrale nucléaire est la meilleure chose qui nous soit jamais arrivée. » Au-dessus de son bureau, le maire de Paks a accroché le drapeau de sa ville, qui arbore le symbole argenté de l’atome. « Paks est une petite ville de dix-neuf mille cinq cents habitants, mais les salaires y sont plus élevés que la moyenne nationale, et nos infrastructures sont de meilleure qualité. On vient de tout le pays pour visiter la centrale. C’est notre fierté. » Sur les bords du Danube, au centre de la Hongrie, le nucléaire ne semble pas faire débat. M. Hajdú, fervent promoteur de l’atome, en veut pour preuve sa réélection, en octobre 2010, pour un troisième mandat d’affilée. « Le gouvernement parle maintenant d’agrandir la centrale. Nous attendons cela avec impatience, car le pays y gagnera en indépendance énergétique, et la ville en dynamisme. »

Une coopération datant de l’époque soviétique

A moins de cinq kilomètres de là, au bout d’une petite route bordée d’arbres, les deux blocs d’un vert délavé de la MVM Paksi Atomerőmű, la centrale de Paks, abritent une activité débordante. L’air jovial, M. Csaba Dohóczki, chargé de communication du complexe, nous assure de la sécurité optimale du site : « Plus de deux mille quatre cents personnes travaillent ici. Vous le voyez, c’est une véritable fourmilière. » Après de rapides contrôles, il entraîne le visiteur dans les méandres du bloc des unités n° 1 et 2. Ici s’est produit en avril 2003 un incident, classé 3 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (International Nuclear Event Scale, INES). lors du rechargement annuel du combustible du réacteur n° 2, qui est resté hors service pendant près de dix-huit mois. « Nous avons reçu l’aval des autorités de sûreté hongroise et internationales pour redémarrer l’exploitation. Début 2012, nous avons passé sans difficulté les tests de résistance de la Commission européenne. Et à la fin de l’année, la durée d’opération du réacteur (…)

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