Medium: Exiles of the Atom

Article published on Medium, 10/05/2016. Article co-written with Laurent Geslin. Photos by Niels Ackermann.

Read the French version of the article here

At Vilcha, a town near Kharkiv whose population is mostly deportees from the Chernobyl disaster zone, a somber atmosphere looms as they prepare to commemorate 30 years since the catastrophe. Reporters Sebastien Gobert, Laurent Geslin and Niels Ackerman went to the reunion of these atomic exiles and published in ITHAQUE a longer version of their story.

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The inviting lobby of Tetyana Sementchuk / Niels Ackermann/Lundi13

Manhandled by the bumpy road, the car crossed the forest along a route formed by misfitting plates of concrete. At each shudder, Niels let out a nervous cry: his car, just fresh from the Swiss dealership, was taking a beating. At the entrance of the village, just beyond soil-rich fields, brick houses sitting on small parcels, each with individual gardens,form a single line without end. Although this setting is typical of the Ukrainian countryside, it becomes quickly obvious that Vilcha is different from other villages. Here, one doesn’t find those wooden farmhouses which are characteristic of such rustic scenes.

What catches the eye here are bungalows, all identical, which seem to have popped up like mushrooms. They are octogonal, with straight edges, and a nice passerby confirms that they sit along a path: the bumpy route which we find ourselves upon, leading to a decrepit old local administration building where we have a meeting. In front of the main door, a bell-shaped monument has been erected. On the stone is engraved a symbolic date: 26 April 1986, the fateful day of the explosion of Chernobyl reactor number 4.

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At least, we were not mistaken about the village. We get out of the car: Niels has camera slung over his shoulder, Laurent, his recorder, and I, my notebook.

“Vilcha is a peculiar place, constructed by, and for, the evacuees of an older village known as Vilcha, which is in the Chernobyl exclusion zone,” we’ve heard whispered in Kharkiv, a large village in the northeast of the country, 60 kilometers (37 miles) from here. This is the ideal opportunity to report on Chernobyl more than 700 kilometers (430 miles) from the disaster zone, far from the mob of international journalists rushing to the power plant to cover the 30th anniversary of the nuclear catastrophe. In the inviting lobby of our host’s apartment building, we already know that we won’t regret the trip.

Read the rest of the article here (free access)

RFI:Sortir, au Festival 86 de Slavoutitch

Papier diffusé dans l’émission « Accents d’Europe », le 09/05/2016

 Il y a 30 ans, l’explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl engendrait la pire catastrophe nucléaire de l’histoire. Un désastre qui, passé l’effroi et la panique, soulève de nombreuses questions et réflexions. En Ukraine, dans la ville de Slavoutitch, c’est ce que propose le Festival 86, nommé en mémoire de l’année 1986. 

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Suivez avec les Babouchkas de Tchernobyl pour découvrir la vie dans la zone interdite. Plongez dans l’univers de l’industrie nucléaire soviétique et des espoirs qu’elle soulevez. Explorez la manière dont sont vécues les différentes utopies du nucléaire à travers le monde. A travers films, expositions, débats et concerts, le Festival 86 invite tout un chacun à réfléchir, et à inventer un monde nouveau. Les “pionniers des cendres radioactives”, tels que se présentent les organisateurs, ont choisi la ville emblématique de Slavoutitch, la plus jeune ville d’Ukraine. Une agglomération construite entre 1986 et 1988, construite comme une ville idéale pour reloger les ingénieurs et techniciens de la ville de Pripiat, près de la centrale, fortement contaminée. Une exposition du photographe Niels Ackermann sur la jeunesse de Slavoutitch permet ainsi de comprendre ce que veut dire grandir près de Tchernobyl, dans une ville où l’utopie communiste et les espoirs de l’atome se sont évanouis. Ici, il s’agit de penser la catastrophe de 1986 pas seulement comme un drame, mais aussi comme une leçon à retenir, et une chance de développer des alternatives. Le Festival offre même une programmation pour les enfants, afin d’engager toutes les générations. A deux heures de route de la capitale ukrainienne, Kiev, le Festival 86 profite de la sérénité de la végétation luxuriante du nord du pays et des beaux jours de mai. Le Festival est un rendez-vous incontournable pour penser la société de l’après-Tchernobyl…

Ecouter le papier ici

Ithaque: Les Exilés de l’Atome

Reportage co-réalisé avec Laurent Geslin et Niels Ackermann, publié sur Ithaque, le 26/04/2016

A Vilcha, petite localité proche de Kharkiv, la population majoritairement formée par des déportés de la zone de Tchernobyl, s’apprête à commémorier les 30 ans de la catastrophe dans une atmosphère pour le moin morose. Les reporters Sebastien Gobert Laurent Geslin et Niels Ackerman sont allés à la rencontre de ces exilés de l’atome et publient sur ITHAQUE une longue version de leur récit.

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L’accueil chaleureux de Tetyana Sementchouk. Niels Ackermann/Lundi 13

Malmenée par les secousses, la voiture traverse la forêt sur une route faite de plaques de béton mal alignées. A chaque soubresaut, Niels pousse un râle énervé: sa voiture, fraîchement sortie d’un concessionnaire de Suisse romande, en prend en coup. A l’entrée du village, au-delà des champs de terre noire, des maisons de briques retranchées dans des petites parcelles de jardins individuels forment une ligne qui semble sans fin. Malgré cette ambiance typique de la campagne ukrainienne, on devine vite que Vilcha n’est pas un village comme les autres. Ici, on ne trouvera aucune de ces maisons de bois, si caractéristiques de la plaine céréalière ukrainienne. Ce qui attire l’oeil, ce sont ces pavillons, tous identiques, qui semblent avoir poussé comme des champignons. Plan de construction à l’octogone, lignes droites et une passante sympathique qui confirme le chemin: la route cabossée que nous empruntons mène bien au bâtiment décrépi de l’administration locale où nous avons rendez-vous. Devant la porte principale, un monument en forme de cloche a été érigé. Sur la pierre, une date symbolique: celle du 26 avril 1986, le jour fatidique de l’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl.

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Plus de 700 kilomètres séparent Vilcha 1 et Vilcha 2. Source: Ithaque

Au moins, nous ne nous sommes pas trompés de village. Nous sortons de la voiture. Niels a son appareil photo en bandoulière, Laurent, son enregistreur, et moi, mon carnet de notes. “Vilcha, c’est un endroit particulier, construit par, pour et avec des évacués d’un village anciennement appelé Vilcha, dans la zone interdite de Tchernobyl”, que l’on m’avait dit à Kharkiv, la grande ville du nord-est du pays, à 60 kilomètres d’ici. L’occasion idéale de réaliser un reportage sur Tchernobyl à plus de 700 kilomètres de la zone, loin de la foule de journalistes internationaux dépêchés à la centrale pour y “couvrir” les 30 ans de la catastrophe nucléaire. A l’accueil chaleureux des habitants, nous savons déjà que nous ne regretterons pas le déplacement.

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Bienvenus dans un “Village Unique”

«Vilcha, c’est un village unique”, confirme d’emblée Tetyana Sementchouk. “Il a été construit pour les victimes de Tchernobyl. Tout le monde vient de la zone. Ici ne vivent que des invalides, des gens qui ont été évacués, des liquidateurs, ceux qui ont été dépêchés à la centrale pour contenir la contamination…» Tetyana Sementchouk, le visage encadré par sa coiffure blonde, est la responsable de l’Association “La Mémoire de Tchernobyl”, très impliquée dans la vie du village. Il y a exactement 30 ans, elle avait 22 ans, et était enceinte de sa première fille. Elle était une insouciante habitante de Prypiat, une des “villes de l’atome” soviétiques, construite en 1970 pour héberger le personnel de la centrale voisine. «Le 26 avril, c’était un beau jour de printemps, comme ceux qui avaient précédé. Nous avions de la famille de Biélorussie qui était venue nous rendre visite. Personne ne se doutait de rien». Aucune alerte n’avait été lancée par les autorités. Seuls les résidents d’immeubles en hauteur avaient pu remarquer que de la fumée montait de la centrale.

«Le premier signe que quelque chose d’anormal se passait, c’était l’asphalte, qui était comme humide, recouvert d’une couche d’une substance non-identi- fiable…» Le malaise s’installe quand Tetyana Sementchouk se rend à la gare ferroviaire, pour y prendre son bus. «Les gens attendaient, pour rien: il n’y avait pas de bus, il n’était possible de se rendre nulle part». Elle apprendra par la suite que tous les véhicules disponibles ont été réquisitionnés pour aider à la lutte contre le feu qui s’est déclaré à la centrale. L’énervement d’être en retard au travail se transforme alors en anxiété puis en panique. Les gens commencent à errer en ville, désemparés, à la recherche de réponses. La suite appartient à l’histoire: des douzaines de personnes tombent malades dans les heures qui suivent, et les autorités procèdent à l’évacuation de l’ensemble des habitants le 27 avril. En quelques heures, ce sont 53’000 personnes qui sont transportées vers des villages à l’écart de la zone.

«Ils nous avaient dit que cela ne durerait pas plus de trois jours. Les gens n’avaient pris que le strict minimum. Nous avons tout laissé derrière…», se rappelle Tetyana Sementchouk, la voix chargée d’émotion. Après avoir réalisé qu’elle ne rentrerait jamais chez elle, la jeune femme passe quelques temps en Biélorussie, avant d’être relogée à Vilcha, petit village dans l’oblast (région) de Kiev. Le “Vieux Vilcha”, appelle-t-on cette bourgade maintenant… A quelques 40 kilomètres de la centrale, la localité n’a pas été placé dans la “Zone d’Exclusion” avant 1993. Les autorités soviétiques avaient néanmoins compris très tôt que le village n’était plus habitable: les plans de construction d’un “Nouveau Vilcha”, dans l’oblast de Kharkiv, à plus de 700 kilomètres de là, sont établis dès 1988.

Lire le reste du reportage ici (accès libre)

La Libre Belgique: « Nous avons rencontré Petro Porochenko: « Poutine veut toute l’Europe » »

Article publié dans La Libre Belgique, le 03/08/2015

Cet entretien a été conduit dans le bâtiment de l’administration présidentielle, à Kiev, le samedi 1er août. Il a été réalisé conjointement avec deux journalistes. STEFAN SCHOCHER (à droite sur la photo) pour le journal autrichien “Kurier”. JUSSI Niemeläinen (à gauche) pour “Helsingin Sanomat”, en Finlande. 

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Le président est en retard. Dans une pièce aux allures de studio de cinéma, d’où Petro Porochenko donne ses interviews et délivre ses allocutions télévisées, même son personnel et les agents des services secrets montrent des signes d’ennui. L’emploi du temps du président est aussi instable que le pays qu’il dirige.

Quand il arrive enfin, c’est en jeans et chemise : une présentation décontractée par un beau samedi après-midi, qui ne masque néanmoins pas son air préoccupé.« Nous sommes en pleines négociations pour retirer de nouvelles catégories d’armes de la ligne de contact », la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, explique-t-il, en s’excusant de son retard. « Mais nous n’avons pas encore la confirmation de la partie russe… », soupire-t-il de lassitude.

Elu président à une large majorité en mai 2014, Petro Oleksiyovych Porochenko, 49 ans, s’est retrouvé à la tête d’un pays exsangue, appauvri par les excès du régime corrompu de Viktor Ianoukovitch et victime d’une « véritable agression de la Russie, à commencer par l’annexion de la Crimée et l’agression de l’est de l’Ukraine », mais aussi d’une « réelle guerre commerciale, contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce », et de pressions énergétiques.

Lire le reste de l’article ici (accès abonnés) 

La Tribune de Genève: Niels Ackermann: «Il y a une réelle demande pour des histoires positives»

Article publié dans La Tribune de Genève, le 31/05/2015

Le Genevois Niels Ackermann veut montrer une autre image de l’Ukraine que la guerre ou Tchernobyl.

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«Il s’agit de montrer l’Ukraine sous un nouveau jour. C’est un pays aux multiples opportunités, où il se passe de belles choses.» Et pour ce faire, quoi de plus parlant pour le photographe genevois Niels Ackermann que la ville de Slavoutitch, au nord du pays.

Née de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, afin de loger des milliers de travailleurs mobilisés pour la protection du site ravagé, Slavoutitch est la ville la plus jeune d’Ukraine.

10’000 francs en dix jours

A 28 ans, Niels Ackermann voit son rêve devenir réalité. A travers une campagne de crowdfunding sur la plate-forme We Make It, il a rencontré pour son projet de livre sur la jeunesse de Slavoutitch un soutien inattendu. Alors qu’il s’était fixé comme objectif de récolter 6’000 francs en quarante-cinq jours, il a dépassé les 10’000 francs en une dizaine de jours. Un record, à ne pas en douter.

«Pour les médias comme pour le public, la vision de l’Ukraine est assez formatée, commente-t-il. Le pays est compris à travers des sujets sur la guerre, la révolution ou la corruption. Mais ce dont je me rends compte, c’est qu’il y a aussi une réelle demande pour des histoires positives, qui donnent de l’espoir.»

L’Ukraine, Niels Ackermann l’a découverte en 2009, lors d’un voyage vers l’est. Le Donbass, déjà en déliquescence économique, était alors en paix. «J’y ai découvert des gens incroyablement accueillants, et je me suis intéressé à ce pays si particulier, si attachant.»

Ioulia, l’héroïne

Le photographe entretient cet intérêt grâce à des voyages réguliers. En 2012, c’est le coup de foudre à Slavoutitch. Avec ses habitants, leur dynamisme, leur joie de vivre, leurs soirées riantes et alcoolisées. Avec la jeune Ioulia aussi, ses rêves et ses espoirs. De quoi multiplier les visites au cours des trois dernières années, et d’en tirer plus de 22’000 photos.

«Pendant très longtemps, je n’en ai parlé à personne. La ville était inconnue du grand public, je voulais protéger «ma» découverte. Je me suis lié d’amitié avec beaucoup de personnes à Slavoutitch, qui m’ont accueilli chez elles, m’ont offert un accès au cœur de leur intimité.»

Ioulia s’impose vite comme l’héroïne de son travail photographique. La jeune femme lui donne carte blanche, à une exception près: ne pas la photographier en train de fumer une cigarette. «J’ai vécu des moments magiques», confesse Niels Ackermann.

«Mais plus j’y allais, plus je faisais de photos, et moins j’arrivais à croire que cela pouvait intéresser qui que ce soit. Pour caricaturer; il n’y avait pas de sang, pas de viols, pas de détresse humaine: je ne voyais pas qui pouvait les publier… J’ai continué de toutes les manières, pour mon propre plaisir.»

En 2013, le Genevois remporte le prix Globe-Trotter World Photo. C’est à ce moment-là qu’il se convainc d’un intérêt médiatique pour l’Ukraine, et de la pertinence de publier son travail sur Slavoutitch. «L’idée d’un livre est venue assez rapidement, afin de pouvoir publier le plus de photos possibles et développer un produit de qualité.»

Un soutien important

Avec toujours cette question: qui va soutenir un tel projet? «Le succès de la campagne de crowdfunding, ce n’est pas qu’une question d’argent. Elle a suscité un intérêt tel que je ne connais pas la moitié des personnes qui m’ont soutenu. Des professionnels du monde du livre, des graphistes et d’autres encore se proposent de m’aider dans l’édition de l’ouvrage. Je suis impressionné que tant de personnes souhaitent s’engager dans l’aventure.»

Parmi ces soutiens, Ioulia, plus enthousiaste que jamais. «Elle ne retire rien de matériel de ce projet, précise Niels Ackermann. Elle m’explique qu’il est devenu une part d’elle-même. Elle a beaucoup ri, et aussi pleuré, quand elle a découvert la sélection des photos de ces trois dernières années. La jeune femme de 2012 a beaucoup changé. Elle s’est mariée, elle est devenue adulte.»

Réparer les erreurs de leurs parents

C’est son histoire et celles de ses amis que ce livre veut raconter, à l’occasion des 30 ans de l’explosion du réacteur No 4 de Tchernobyl. «On ne peut plus montrer les photos de la catastrophe ou de Pripiat abandonné. Le monde entier les a vus, et il a compris. Il faut passer à autre chose parce que la vie a repris ses droits dans la zone et à Slavoutitch. Ces jeunes sont en train de réparer les erreurs de leurs parents et de construire un avenir meilleur pour leur pays. C’est cela que je veux montrer.»

Ce n’est pas la seule chose que Niels Ackermann entend montrer. Amoureux de l’Ukraine, installé à Kiev depuis peu, porté par le succès de ce projet, le photographe déborde d’idées.

«Depuis la Révolution de la dignité, malgré la guerre, l’Ukraine est une pépinière de talents, de jeunes bourrés d’énergie et d’ambition. J’ai envie de travailler avec ces gens, et d’accompagner leurs efforts pour créer une nouvelle Ukraine.»

Le Genevois ne se fait évidemment pas d’illusions: «Les défis sont nombreux. En premier lieu, le plus gros problème pour un Suisse est le manque de ponctualité des Ukrainiens. La corruption ou l’immobilisme bureaucratique sont autant de problèmes à gérer. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, ces difficultés que le pays vit, cela renforce mon envie d’y habiter, et d’y travailler.»

Back this Project! – « Chernobyl’s children grew up »

This is the promotion of a « We Make It » crowd funding project by Swiss photographer Niels Ackermann.
Chernobyl disaster gave birth to Ukraine’s youngest city: Slavutych. Discover this city’s youth turning into adults. An adventure filled with love, vodka and optimism.
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«Welcome to the city of teenagers!»

Let’s discover a different story about Ukraine and about Chernobyl! Let me show you the youth of Slavutych, Ukraine’s youngest city: the town built by Soviet authorities after the nuclear disaster to keep a workforce close to the power plant.

In this city lost in the middle of a forest I met Yulia and her friends. During the three years of my project, they allowed me to photograph very intimately their transformation from teenagers into adults. The unexpected children of the disaster are now building their future in country torn by war and economic crisis, but at the same time filled with opportunities.

Next year the world will commemorate the 30th anniversary of the worst nuclear accident it ever saw. Media will offer the usual stories of death, cancer and desolation.

With this project we can tell another story: instead of looking in the past with anxiety, focusing on the power of young generation.

Learn more and support the project here!