Looking for Lenin в Новое Время!

Looking for Lenin в Новое Время!

Иностранные журналисты выяснили, где находится свалка истории — то есть куда переместились памятники вождю мирового пролетариата после ленинопада по всей Украине. 

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Кристина Бердинских. 

фото — Нильс Аккерман / lundi13 / fuel publishing

Летом 2015‑го швейцарский фотограф Нильс Аккерман, разговаривая с французским журналистом Себастьяном Гобером, невзначай задался вопросом: “А где же Ленин с Бессарабской площади в Киеве?” Оба иностранных журналиста, находившихся во время Евромайдана в украинской столице, видели, как памятник советскому вождю повалили участники протестов в декабре 2013 года. То, куда потом делся монумент, не знал никто.

Тогда Аккерман и Гобер решили выяснить судьбу не только бессарабского Ильича, но и других изваяний, снесенных после революции по всей Украине. В целом было снесено.

Читайте больше: http://magazine.nv.ua/article/post/65064-kuda-uekhal-lenyn

Looking for Lenin on France 24

Interview on the « Looking for Lenin » project, aired on France 24, 21/07/2017

For decades of Soviet empire, statues of founding father Vladimir Lenin presided triumphantly over city squares and parks. When the USSR collapsed in 1990, thousands of Lenin statues remained on their pedestals, including 5,500 in Ukraine alone. Today, not a single one remains standing in Ukraine. Our guest, Kiev-based journalist Sébastien Gobert, tells the story of what happened to these statues in his new book « Looking for Lenin », co-authored with photographer Niels Ackermann.

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Watch the interview here

BBC: Video on Looking for Lenin

Video report published on the BBC World Service website, on 05/07/2017

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http://www.bbc.co.uk/programmes/p057v7sy/player

What has become of the thousands of fallen Vladimir Lenin statues in Ukraine? Two years ago the country’s government banned images, symbols and statues connected to Ukraine’s communist past – and people there have responded with great creativity.

Some statues have been turned into public works of art, some have simply ended up in shop windows and one has even been remade into an effigy of Darth Vader.

‘Looking for Lenin’ is a book by photographer Niels Ackermann and writer Sebastien Gobert. Dan Damon asked what their project tells us about contemporary Ukraine.

(Photo: Statue of Lenin. Credit: Niels Ackermann / Lundi13 / Fuel publishing)

Libération: « Chaque Ukrainien a quelque chose à dire sur Lénine »

Interview de Niels Ackermann, au nom du projet « Looking for Lenin », publié dans Libération, le 06/07/2017.

Le projet a fait l’objet de la Une de couverture du « Libé des photographes », édition dédiée aux Rencontres de la Photographie, à Arles. « Looking for Lenin » y est exposé jusqu’en septembre 2017. 

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Niels Ackermann a fait le tour du pays pour photographier les restes de statues déboulonnées au fil des révoltes. Selon lui, ces dernières sont autant un symbole de l’ex-URSS que de l’ingérence russe actuelle.

Le photographe Niels Ackermann a sillonné l’Ukraine durant trois ans avec le journaliste Sébastien Gobert (collaborateur de Libération), pour s’enquérir du sort des innombrables statues de Lénine, balayées par la révolte contre le régime de Ianoukovitch (2010-2014) puis par les lois de «désoviétisation» de mai 2015. Un voyage-inventaire présenté dans Looking for Lenin (éd. Noir sur Blanc) qui leur a permis de raconter autrement l’histoire récente de l’Ukraine, les rapports de force, les déceptions et les nostalgies (lire aussi pages 34-35).

Que représente Lénine dans le paysage mental des Ukrainiens ?

La réponse n’est pas tranchée. Ce qui nous a fascinés, c’est que chaque Ukrainien a quelque chose à dire sur Lénine. Chaque habitant de l’ex-URSS a une opinion. Les témoignages des gens que nous avons rencontrés, des politiciens, des gardiens, des grands-mères qui passaient par là, ont chacun leur vérité. Ils ne parlent pas forcément de Lénine, mais de l’époque, de l’action des communistes, du sens d’avoir une telle statue dans sa région. Chaque témoignage contredit le précédent. Et c’est un flou qui en ressort. A la fin, on ne sait pas ce qu’il faut penser de la décommunisation, ni de Lénine.

Quel est le sens de «faire tomber un Lénine» ?

Cela a commencé bien avant 2014. Avant même la fin de l’URSS, un Lénine avait été enlevé dans l’ouest de l’Ukraine. Puis il y a eu une première vague de déboulonnages après l’indépendance. Dans les quatre-cinq années qui ont suivi, la moitié des 5 500 statues ont été enlevées. Puis plus rien, jusqu’au leninopad [«chute des Lénine», ndlr],qui a commencé le 8 décembre 2013 à Kiev. Quand la statue a été déboulonnée dans le centre de la capitale au début de la révolution, les gens se sont acharnés dessus, l’ont assaillie à coups de pied avec une férocité incroyable, on aurait dit le mur de Berlin. Ce n’était pas contre l’homme, mais contre tout ce que cette statue incarnait : le passé soviétique, la politique contemporaine de Poutine… C’était très intéressant à suivre sur Twitter. Il y a un site qui recensait les localités où les Lénine tombaient, comment la vague prenait de la vitesse. Des régions rurales, des petites villes commençaient à se débarrasser de leurs statues, tandis que les forces de police changeaient de camp. A ce moment-là, les Lénine étaient une espèce de marqueur de l’allégeance ou non de la région à l’ex-président Ianoukovitch, une marque de rébellion. Enfin, il y a eu la troisième phase, la décommunisation officielle, qui a commencé en mai 2015. Des lois ont entériné ce qui était en train de se passer, en allant au-delà des statues, en s’attaquant à tous les symboles communistes, les noms de villes et de rues, les statues d’autres leaders.

Y a-t-il eu un effet inverse, de protection des Lénine, plus on allait vers l’Est ?

Sur une carte des Lénine d’Ukraine que l’on trouve sur Google, il n’y en a presque plus en zone sous contrôle de Kiev, mais le Donbass occupé ou la Crimée en sont recouverts. Quelqu’un avait cherché à faire sauter la statue au centre de Donetsk, mais là-bas, cela équivaut à un acte terroriste. Pour moi, l’un des témoignages les plus touchants de ce projet, qui justifiait notre approche, est celui d’un jeune à Kharkiv, qui raconte être «devenu un homme ce soir-là, en faisant tomber Lénine».Mais il explique que l’enjeu n’était pas Lénine ou le communisme. Dans les villes de l’Est, les séparatistes se réunissaient au pied de la statue. La faire tomber, c’était pour les habitants de Kharkiv une question de guerre ou de paix. Comme si on arrachait les racines du mal en détruisant le lieu de rencontre. Ces statues ont fini par jouer partout des rôles qui allaient au-delà de leur symbolique initiale. Finalement, plus que l’héritage communiste, Lénine représente l’ingérence russe… Après Maidan, quand elles sont détournées, peintes aux couleurs de l’Ukraine ou recouvertes de graffitis anti-Poutine, les statues de Lénine deviennent quasiment des statues de Poutine. Au moment de la révolution, les nationalistes sont heureux de se débarrasser d’un symbole qui n’a plus de sens. A partir de 2014, Lénine devient l’incarnation contemporaine de la politique étrangère russe.«Looking for Lenin», au cloître Saint-Trophime d’Arles. Jusqu’au 24 septembre.

Looking for Lenin at « Rencontres de la photographie – Arles 2017 »!

As excited as ever to make it official: Looking for Lenin (AfterLenin) will be a part of Les Rencontres de la photographie, ArlesNiels Ackermann and I will be waiting for you all, starting from 3rd July!

« It’s our way to commemorate the hundredth anniversary of the Russian Revolution », organiser Sam Stourdzé has declared upon announcing the official program. We will do our best to be up to the challenge)

Learn more here: http://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/144/niels-ackermann-sebastien-gobert

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The Odessa Review: Lenin’s Tumble: The Iconoclasm Of Ukraine’s Decommunization

Article published in The Odessa Review, issue of December 16 / January 17.

This article is part of the ongoing project « Looking for Lenin », in partnership with Niels Ackermann. Be sure to like and follow the Facebook Page of the project: After Lenin 

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Niels Ackermann / Lundi 13

Ukraine’s official efforts at Decommunization were passed into law by the Verhovna Rada in the spring of 2015. Secret security service archives were opened up to the light of day, streets named after Soviet era heroes were renamed after various Ukrainian personalities, some of them controversial. Symbols and relics of the Soviet regime were banned. In fact, all sorts of symbols of the communist era including flags and artefacts were banned. Most symbolic of all was the banning of the statues of Soviet leader Vladimir Ilyich Lenin. The process had first began on the night of December 8, 2013 during the midst of the Maidan revolution, when the anti-government protestors successfully toppled a gigantic statue of Lenin standing in the middle of Kyiv. That statue’s fall was a symbolic start that was replicated in hundreds of cities and villages all across the country, in a process that has taken different forms in different places. The continued process of decommissioning of the statues and the often violent destruction that has accompanied it took place over the course of the last year and a half has been called the “Leninopad” or simply the “Lenin-fall”. Some of the Lenin statues are removed quietly by government authorities, and in some places thuggish groups of vigilante and nationalist oriented young men take matters into their own hands, just as often engaging in violent skirmishes with pro-Russian or Soviet nostalgic locals. The fate of the Lenin statues is a remarkable aspect of contemporary Ukraine. The Swiss photographer Niels Ackermann and the French journalist Sébastien Gobert have been traveling around Ukraine chronicling the “Leninopad” for a forthcoming book.

There is not a single monument to Lenin left standing in Ukraine. According to multiple Ukrainian news agencies, on October 24th, the last standing statue of the Bolshevik leader was removed from the town center of Novohorod-Siverskiy. The felling of the last standing monument of its kind in the country marks an obvious epochal shift for contemporary Ukraine. Yet, the process of Decommunization is far from complete: there remain smaller sculptures and busts here and there. And one should also not forget the monuments still standing in the occupied territories in Crimea and Donbass where a renewed Soviet nostalgia has taken hold.

Yet, the fact remains: Lenin is no longer a part of Ukraine’s landscape. As the scholar and art collector Myroslava Hartmond puts it in her essay in “Minima Ucrainica: “The Mother Goddess archetype that is the Ukrainian landscape is liberated of the host of phallic columns that have sought to dominate her forevermore”.

Read the rest of the article here (free access)

Le Monde Diplomatique: Ukraine topples Lenin’s statues

Article co-written with Laurent Geslin, published in the December issue of Le Monde Diplomatique English

Click her for the original French version

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The Kiev city council announced in July that Moscow Avenue was to be renamed ‘Stepan Bandera Avenue’ after the nationalist ‘hero’ of the struggle against the Soviet Union. Bandera was briefly a prisoner of the Nazis, though also their ally in June 1941 and in 1944. The renaming, under ‘decommunisation’ laws adopted in Ukraine in 2015, aims to distance the Soviet heritage and the shadow of Russia.

In Poland, it brings back unpleasant memories. This July the Polish parliament voted overwhelmingly to adopt a law referring to massacres in Volhynia in 1943 as ‘ethnic cleansing’ and ‘genocide’. In that region, now part of Western Ukraine, 40-100,000 Poles were killed during the second world war, ‘brutally murdered by Ukrainian nationalists’ according to the Polish parliament. The Ukrainian Insurgent Army (UPA), founded by Stepan Bandera, did the killing. Today the UPA is celebrated in Ukraine for its fight for national independence. It also massacred Jews and Poles, and for a time collaborated with Nazi Germany.

Despite the convergence of Polish and Ukrainian strategic interests with those of Russia, these votes signal ‘the end of the Polish-Ukrainian honeymoon’ according to Vasyl Rasevych, a historian at the Ukrainian Catholic University in Lviv, western Ukraine. Disputes between the countries are not new, but recent legislative initiatives confirm the failure to establish a shared vision of the past. Volodymyr Vyatrovich of the Ukrainian Institute of National Memory (UINM) says: ‘History should be left to historians, and politicians should be prevented from imposing their own interpretations on it.’ Rasevych says developing an official version of history is just what UINM is trying to do.

Vyatrovich is a leading promoter of the four anticommunist laws adopted by the Ukrainian parliament in May 2015. They criminalise the promotion of ‘communist and Nazi totalitarian ideologies’; order the dismantling of statues and changing of place names linked to the Soviet (…)

Read the full article here