RTS: Un oligarque ukrainien soupçonné d’homicide involontaire en fuite

Mise à jour d’un papier diffusé dans le journal de 12h30, sur la RTS, le 23/08/2017

Un oligarque ukrainien est soupçonné d’homicide involontaire dans l’ouest de l’Ukraine, dans le cadre d’un accident de la route. Il s’est réfugié à Genève hier soir, mardi 22 août. Il en est rapidement reparti. L’affaire fait grand bruit en Ukraine. Elle semble trahir, une fois de plus, la sélectivité de la justice. 

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En à peine quelques jours, il est devenu l’incarnation des abus du système oligarchique ukrainien. A 62 ans, Petro Diminskiy se présentait comme un très respectable entrepreneur, propriétaire, entre autres, du club de foot « Karpaty » et de la chaîne de télévision « ZIK ». En tout cas, jusqu’au 18 août, quand sa belle Mercedes S65 percute une autre voiture sur une route de l’ouest de l’Ukraine. Une jeune conductrice meurt sur le coup. Petro Diminskiy nie avoir été au volant ce jour-là, et rejette la responsabilité sur son garde du corps. Mais des témoignages et des vidéos de l’accident l’accablent. Sa couverture démasquée, Petro Diminskiy ne demande pas son reste: il embarque dansun jet privé, direction Genève, une ville qu’il visite régulièrement. Il s’y pose en début de soirée, et en repart rapidement. Sa localisation reste indéterminée à l’heure de publication.

L’opinion publique ukrainienne enrage contre la passivité des autorités. Anton Herashenko, conseiller du ministre de l’intérieur Arsen Avakov, a appelé le fugitif à se présenter de son propre chef à la justice. Petro Diminskiy manqué une première convocation, mercredi 23 août. S’il en manque une seconde, vendredi 25 août, l’oligarque sera considéré comme suspect. Les autorités ukrainiennes devront alors solliciter des partenaires étrangers afin de localiser Petro Diminskiy, et de le faire comparaître en justice. Ce faisant, les instances judiciaires ukrainiennes auraient l’occasion de démontrer une certaine efficience, et de regagner la confiance de l’opinion publique. Une confiance sérieusement écornée au cours des dernières décennies.

 

RFI: Des pastèques pour revitaliser le Dnipro?

Intervention dans la séquence « Bonjour l’Europe », sur RFI, le 21/08/2017

Cet été, l’Ukraine s’est fasciné pour des pastèques. Ou plutôt, pour le transport de pastèques, par péniche, sur le fleuve Dnipro (Dniepr en russe/français). C’est la première fois en 14 ans que des péniches remontent le cours du fleuve. Ca pourrait ouvrir une nouvelle page de ce cours d’eau, l’un des plus importants d’Europe. 

Sébastien, cela veut dire que pendant 14 ans, il n’y avait rien sur le fleuve? 

Pratiquement rien. L’infrastructure du transport fluvial, les péniches, les ports, les barges de désensablement, sont tombés en décrépitude à la fin de l’époque soviétique, tout le transport a été redirigé vers la route. Quelques péniches ici ou là, mais toujours sur des distances courtes. Pourtant, le Dnipro fait plus de 2000 kilomètres de long, c’est un des cours d’eau les plus importants d’Europe. Et c’est lui qui a justifié la fondation de Kiev comme port de commerce, au 9ème siècle. Donc revoir une barge de transport remonter 300 kilomètres, c’était un évènement en soi.

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Pour autant, personne n’avait prévu l’emballement médiatique qui a accompagné le voyage inaugural, à la fin juillet. Dans les médias, sur les réseaux sociaux, économistes, agriculteurs, politiques, se sont tous enthousiasmés, au point de suivre la progression de la péniche au jour le jour. Même le Premier ministre Volodymyr Hroissman en a fait un objet de fierté nationale. Les internautes ont suivi l’aventure, et non sans ironie: une caricature d’Al Pacino, dans le rôle de Scarface, le montre en pleine overdose non pas de cocaïne, mais de pastèques! Une manière aussi de souligner le trop plein de cet emballement médiatique.

Sébastien, pourquoi des pastèques? 

La pastèque, c’est une des spécialités de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine. Chaque été, elles inondent les marchés de tout le pays. Comme beaucoup d’Européens, les Ukrainiens en sont friands. Mais les agriculteurs du sud de l’Ukraine ont beaucoup de soucis pour les distribuer: le transport routier coûte de plus en plus cher, et les routes sont notoirement mauvaises. Plus de 10% des pastèques sont détruites dans le transport. Et beaucoup d’agriculteurs n’essaient même pas: Près d’un tiers des pastèques d’Ukraine pourrissent dans des stocks.

L’idée d’un transport en péniche a été rendue possible par un projet de USAID, l’agence américaine pour le développement, qui a financé et coordonné des petits agriculteurs locaux. Ils auraient économisé 40% par rapport aux autres années grâce à ce mode de transport.

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Est-ce une entreprise qui peut se développer dans le temps? 

Ca a l’air tout à fait possible. La société de péniches prévoit une cinquantaine de voyages cette saison. On parle déjà d’étendre l’offre de transport à d’autres produits agricoles. Le gouvernement à Kiev semble en faire aussi une priorité, en annonçant qu’un transport fluvial plus intense permettrait des économies de 27 millions d’euros par an, en réparations de route. Les Ukrainiens tiquent naturellement à cette annonce, car beaucoup de routes sont de toutes les manières dans un état déplorable.

Mais, au-delà de l’emballement médiatique, la revitalisation du fleuve Dnipro n’est pas une évidence, tant elle nécessite des actions coordonnées de l’Etat, des collectivités locales, des autorités fluviales, et des entreprises privées. L’hiver arrivera bientôt, et bloquera toute tentative d’utiliser le fleuve. Si on en reparle sérieusement, ce sera alors l’an prochain, au dégel.

France Culture: Dans le Donbass, toujours plus de victimes civiles

Papier diffusé dans les journaux de la matinale, sur France Culture, le 21/08/2017

Sur les six premiers mois de l’année 2017, le conflit dans l’est de l’Ukraine a fait plus de victimes civiles que militaires, et bien plus que l’année dernière sur la même période. Depuis 2014, le conflit a fait plus de 10.000 morts. Cette statistique du ministère ukrainien, révélée à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire, rappelle que la guerre continue. 

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Point de passage de Stanitsa Louhanska, 2016.

On entend moins les canons du Donbass. Et pourtant, dans cette région industrielle de l’est de l’Ukraine, la guerre reste une réalité tragique. En tout, plus de 2500 civils ont perdu la vie depuis 2014. Le conflit a fait plus de 10.000 morts. Entre janvier et juillet 2017, le conflit a fait plus de victimes civiles que militaires, environ 400 morts. Cela représente une hausse de 60% par rapport à 2016; et rappelle que les duels d’artillerie, les balles perdues, et les innombrables mines anti-personnelles continuent de martyriser la région. Près de 2 millions de personnes ont fui la zone, soit pour d’autres régions d’Ukraine, soit pour l’étranger. Mais plusieurs millions de personnes continuent de vivre dans le Donbass, dont environ 800.000 le long de la ligne de front. Celle-ci est traversée tous les jours par des milliers de personnes, qui rendent visite à leurs familles, ou vivent de petits trafics. L’économie de la région est dévastée, et la situation humanitaire reste précaire. Dans ce conflit hybride, très complexe, les forces ukrainiennes font face à des troupes de séparatistes pro-russes et à des troupes russes. Depuis 2014, Kiev et Moscou n’en finissent pas de se rejeter la responsabilité des violences. Les négociations de paix, encadrées par la France et l’Allemagne, sont au point mort. Sans une relance politique, les perspectives d’une solution durable au conflit demeurent illusoires. Et sur le terrain, ce sont les populations civiles qui en paient toujours le prix.

RFI: Petro Porochenko ordonne une enquête dans l’affaire des moteurs de missiles nord-coréens

Papier radio diffusé dans les journaux de la matinale, sur RFI, le 17/08/2017

Il y a trois jours, le 14 août, le New York Times publiait une enquête établissant un lien entre les missiles intercontinentaux testés par la Corée du Nord et des moteurs de missiles de technologie ukrainienne. La publication a déclenché une levée de boucliers en Ukraine. Le Président Petro Porochenko a ordonné une enquête. Mais un peu tard… 

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Prouver que l’Ukraine n’a rien à voir avec les moteurs des missiles nord-coréens, et trouver la source des fausses informations visant à discréditer l’Ukraine. Petro Porochenko a fixé des objectifs clairs aux enquêteurs du Conseil National de Sécurité et de Défense (RNBO). Sa décision d’ouvrir une enquête intervient pourtant près de trois jours après la publication du New York Times. Plusieurs éléments sont déjà venus relativiser les allégations de l’article.

Le directeur de l’usine “Youjmasz”, cité comme source potentielle des moteurs, s’est fait piégé au téléphone par des Russes incarnant Oleksandr Tourtchynov, secrétaire du RNBO. Croyant parler à un responsable haut placé, et vraisemblablement en confiance, il y a démenti toute responsabilité dans la livraison de moteurs de missiles à Pyongyang. Michael Elleman, l’expert cité par le New York Times a relativisé les propos de l’article, en précisant que les moteurs pouvaient venir d’Ukraine comme de Russie, et qu’aucun élément ne laissait supposer que les autorités ukrainiennes aient jamais été impliquées. D’autres analystes ont souligné que Pyongyang dispose de suffisamment de capacités pour produire seule ses moteurs, sans recourir à des achats à l’étranger. Beaucoup, encore, dénoncent une manipulation russe, voire une manoeuvre de diversion afin de dissimuler les traces de leur propre livraison d’armes à la Corée du Nord.

Au troisième jour après la publication du New York Times, les doutes demeurent. Il semble impossible de confirmer, ou infirmer, la thèse de l’article; tout du moins pas avec certitude. Les autorités ukrainiennes, notamment Oleksandr Tourtchinov, avaient d’abord émis une série de dénis indignés, sans voir l’intérêt d’une quelconque enquête. L’initiative de Petro Porochenko est tardive. Et il est peu probable qu’elle puisse produire des résultats incontestés. Le chef de l’Etat a donné seulement trois jours aux enquêteurs pour étudier un cas potentiellement très complexe. Et l’annonce de l’enquête semble déjà contenir les résultats qu’il en attend.

Au lieu d’être une recherche de la vérité, l’enquête présidentielle s’apparente plus à un geste d’agacement. Kiev est outrée de se voir ainsi accusée de traiter avec un Etat voyou, la Corée du Nord. Et ce à un moment où la Maison Blanche s’apprêtait à considérer la livraison d’armes létales à l’Ukraine. Petro Porochenko s’est probablement inquiété, avec un retard de deux jours, des conséquences de l’affaire sur la politique américaine, et, plus grave, sur sa crédibilité en tant que partenaire des pays de l’OTAN.

Looking for Lenin в Новое Время!

Looking for Lenin в Новое Время!

Иностранные журналисты выяснили, где находится свалка истории — то есть куда переместились памятники вождю мирового пролетариата после ленинопада по всей Украине. 

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Кристина Бердинских. 

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Летом 2015‑го швейцарский фотограф Нильс Аккерман, разговаривая с французским журналистом Себастьяном Гобером, невзначай задался вопросом: “А где же Ленин с Бессарабской площади в Киеве?” Оба иностранных журналиста, находившихся во время Евромайдана в украинской столице, видели, как памятник советскому вождю повалили участники протестов в декабре 2013 года. То, куда потом делся монумент, не знал никто.

Тогда Аккерман и Гобер решили выяснить судьбу не только бессарабского Ильича, но и других изваяний, снесенных после революции по всей Украине. В целом было снесено.

Читайте больше: http://magazine.nv.ua/article/post/65064-kuda-uekhal-lenyn

Missiles nord-coréens & moteurs ukrainiens: les experts revoient leurs copies

Complément d’un commentaire sur une enquête du New York Times, parue le 14/08/2017

La vague d’indignation aura été immédiate en Ukraine. The New York a établi, le 14 août, un lien direct entre les propulseurs de missiles intercontinentaux testés par le régime nord-coréen cet été, et la production de l’usine Youjmash, dans la ville industrielle de Dnipro (anciennement Dnipropetrovsk), dans le centre de l’Ukraine. L’allégation ne s’accompagnait pas de preuves irréfutables, et a été décriée comme une conclusion hâtive et une nouvelle manoeuvre de la guerre d’information contre l’Ukraine. L’usine Youjmash a démenti avec fermeté, appuyée par les autorités ukrainiennes. Les réseaux sociaux se sont enflammés. La levée de bouclier a poussé Michael Elleman, un expert cité par The New York Times à revenir sur ses propos, et à nuancer ses conclusions.

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Capture d’écran fu fil Twitter de Michael Elleman

« Je ne crois pas que le gouvernement ukrainien a autorisé, ou même savait, que les moteurs provenaient d’Ukraine », a-t-il exprimé dans un tweet, le 14 août. « Au contraire, l’Ukraine a arrêté des Coréens du Nord en 2012! ».  La référence à un scandale d’espionnage industriel, suivi d’un autre en 2015, vise ainsi à dédouaner le gouvernement ukrainien de tout soupçon de contrebande avec un régime sous embargo.

De fait, l’affaire est vécue avec gravité à Kiev. Alors que l’administration de Donald Trump étudie la possibilité d’entamer la livraison d’armes létales à l’Ukraine pour l’assister dans son effort de guerre, voilà que le pays serait rabaissé au rang d’Etat voyou, acteur des trafics illicites d’armes. Et ce alors que les relations entre Petro Porochenko et son homologue américain restent sensibles depuis l’élection américaine.

En dédouanant le gouvernement ukrainien de potentiels trafics qui se seraient passés à son insu, Michael Elleman a saisi l’occasion pour relativiser les allégations du New York Times sur l’origine ukrainienne des moteurs de missile. « Que je sois bien clair sur la source des moteurs de Missiles Balistiques InterContinentaux de la Corée du Nord: « Youjnoe (Youjmash) n’est qu’une des sources potentielles. Il y en a d’autres possibles en Russie ».

De fait, dans le contexte de décomposition du complexe militaro-industriel soviétique depuis 1991, et du climat de guerre entre Russie et Ukraine depuis 2014, la traçabilité de moteurs de missiles est difficile à établir. Les éléments utilisés par Pyongyang auraient tout aussi pu venir de stocks russes, en particulier de l’usine Energomash, anciennement affiliée à Youjmash. Commentateurs et critiques font aussi valoir des évidences géographiques, concernant l’éloignement de l’Ukraine, et le fait que la Russie partage une frontière commune avec la Corée du Nord.

Pour les réseaux sociaux ukrainiens, l’accent porté sur l’usine Youjmasz est une nouvelle manoeuvre dans la guerre d’information ukraino-russe qui fait rage depuis des années. D’aucun se sont empressés de souligner le passé russe de l’expert américain Michael Elleman – il y a travaillé de 1995 à 2001, à la tête du « Cooperative Threat Reduction Program » visant au démantèlement de missiles longue portée. Certains médias ukrainiens ont aussi fait leurs choux gras de son mariage avec une Russe, pour souligner son attachement à la Russie, et supposer de la subjectivité de son jugement. Des attaques personnelles, peu à même de prouver quoique ce soit, et encore moins de relever la qualité du débat.

La prudence s’impose face à l’absence de preuves, qui viendraient confirmer ou infirmer les allégations du New York Times. Quoiqu’il en soit, l’affaire a bel et bien révélé que le régime nord-coréen a reçu et utilisé des technologies de partenaires étrangers (étatiques ou non) dans le développement de son programme de missiles intercontinentaux. Un échec grave de la communauté internationale, qui dépasse de loin le cadre du conflit ukraino-russe.

 

RFI: Faux-monnayage & légalisation: l’Ukraine aux prises avec les Bitcoins

Intervention dans la séquence Tour des Réseaux, sur RFI, le 15/08/2017

La Banque Centrale d’Ukraine prend à bras le corps la question des “bitcoins”, la monnaie numérique la plus populaire au monde. Elle n’a pas encore un statut légal en Ukraine, mais cela pourrait vite changer. Et pour cause: la police a démantelé la semaine dernière un vaste atelier de faux-monnayage à Kiev… 

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A quoi ça ressemble, un atelier de contrefaçon de bitcoins? 

Et bien ça ressemble à une longue rangée de 200 ordinateurs, alignés dans un sous-sol et ronronnant doucement. La police ukrainienne est intervenue la semaine dernière, et a interpellé quelques suspects. Ils ont été arrêtés pour utilisation abusive des locaux d’un institut de recherche, propriété d’Etat. Et aussi pour fabrication frauduleuse d’une “monnaie de substitution”.

C’est certainement moins glamour que les ateliers de faux-monnayage de billet de banque, avec presses et  tampons. Mais c’est tout aussi efficace. C’est ce que l’on appelle une “mine” dans le jargon: des utilisateurs, les “mineurs”, travaillent en équipe pour former des blocs de chaîne, et ainsi créer artificiellement des bitcoins. Ceux-ci sont ensuite transférés sur des comptes bitcoins de réelles sociétés, et permettent d’assurer des paiements en ligne. Comme vous le savez, les transactions par bitcoin et d’autres monnaies numériques sont de plus en plus répandus. La contrefaçon peut donc s’avérer très lucrative.

Oui, les bitcoins sont bien connus pour servir à des transactions illicites, sur le Dark Net ou autre…

Oui, le bitcoin a été créé en 2009, et a été très longtemps la monnaie des réseaux criminels en ligne, pour l’achat de substances illicites ou encore pour des jeux d’argent. Mais aujourd’hui, de plus en plus de commerçants acceptent les bitcoins comme moyen de paiement, et il devient très populaire auprès des clients et investisseurs. D’ailleurs sa valeur n’en finit pas de crever les plafonds. En 2009, un bitcoin représentait moins de 50 centimes. il se négocie aujourd’hui à 4300 dollars!

Un nombre croissant de pays du monde cherche à assigner un statut légal au bitcoin, et à réguler cette économie parallèle. C’est particulièrement important pour l’Ukraine, qui est classée comme l’un des premiers pays pirates au monde. Un Internet illégal s’est développé sur les réseaux nationaux, allant du téléchargement de films aux groupes de hackers professionnels. Cette situation fragilise les réseaux, et a fait de l’Ukraine une cible de récentes vagues d’attaques informatiques. Elle fait aussi du bitcoin un élément essentiel de l’économie numérique.

Et la banque centrale ukrainienne voudrait maintenant conférer un statut légal au bitcoin…? 

Oui, une série de consultations a été annoncée après le démantèlement de la mine, de l’atelier de faux-monnayage. L’Etat prévoit aussi d’installer des distributeurs automatiques de bitcoin et d’autres monnaies numériques. Au moins 150 à travers le pays.

La question est malgré tout sensible: chaque pays traite du bitcoin dans son cadre national, tout en se plaignant d’un manque de coordination internationale. Quelques soient les solutions que l’Ukraine peut apporter au statut du bitcoin, elles seront insuffisantes dans le monde sans frontières qu’est l’Internet.